L’orchestre Yves Richard

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  En écoute un disque 78 tours assez rare de l’Orchestre Yves Richard (1907-1984) de Rosporden, qui interprète une suite de l’Aven (Gavotte et Bal à deux), danse de la région de Bannalec à Rosporden. Le tempo de cet enregistrement est, selon Yves Richard lui même, un peu trop rapide, le 78 tours format de l’époque, ne laissant que trois minutes de musique par face.

  Cet enregistrement nous montre que la gavotte n’est pas réservée aux  seuls binious, un orchestre avec accordéon chromatique, fait parfaitement swinguer cette danse.
Le Label « Le Soleil », est dirigé par Martin Cayla (1889-1951), qui produit près de 300 disques 78 tours, dans les années 1930-40, de musique principalement auvergnate.

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Yves Richard de Rosporden : accordéon
Auguste Coïc de Pont-l’Abbé : saxophone
Tino Cappellini : banjo
Le gavotte bretonne

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Yves Richard de Rosporden : accordéon
Auguste Coïc de Pont-l’Abbé : saxophone
Tino Cappellini : banjo
Le bal gavotte

Panorama-sans-titre1

Le sonneur de biniou François Boulic (1848-1911)

Né en 1907 à Kernevel, proche de Rosprden (29), Yves Richard débute très jeune à l’accordéon. Il a six ans, donc en 1913 quand ses parents lui offre son premier diatonique. Il faut dire qu’il est issu d’une famille de sonneur, son grand-père maternel n’est autre que le célèbre François Boulic [1848-1911], sonneur de biniou, vainqueur de plusieurs concours de sonneurs à la fin du XIXe siècle, comme à Vannes en 1892 ou à Brest en 1895 avec son compère Jérôme Le Bihan à la bombarde.

Monté à Paris dans les années 1920, il se procure un chromatique et rencontre les musiciens en vogue dans les bals de la capital. Le genre à la mode de l’époque est le musette, avec les valses, javas et tangos.

PortraitA  De retour au pays au début des années 1930, Yves Richard monte un orchestre avec son frère à la batterie, qui était aussi un excellent accordéoniste, auquel s’ajoute un banjo, un saxophone, etc… le succès est rapide, demandé aux quatre coins de la Bretagne, il devient rapidement musicien professionnel. Yves Richard tournera un vingtaine d’années avec cet orchestre avant de s’installer à Rennes comme accordeur d’accordéon, où il décède en 1984.

PubOrchestreAL’orchestre Yves Richard au complet

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Pont-L’Abbé – Ouest-Éclair du 23 septembre 1934

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Bannalec – Ouest-Éclair du 01 janvier 1938

Ergué-Armel - Ouest-Eclair du 17 décembre 1937

Ergué-Armel – Ouest-Éclair du 17 décembre 1937

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Merci à Bernard Lasbleiz pour ses documents.

Pour plus d’information : Lasbleiz, Bernard : Yves Richard, Pourquoi et comment je suis devenu accordeur d’accordéon, Musique Bretonne, n° 90, mars 1989, pp. 11-14.
Pour retrouver la tablature de ces deux morceaux :
Lasbleiz, Bernard : Boest an diaoul, livre & cassette, Anche Libre & Dastum, 1987, pp. 85-91.
Réédition sur CD : Sonneurs d’accordéon en Bretagne, Anthologie des chants et musiques de Bretagne, volume double n° 7, Le Chasse-Marée / ArMen / La Bouèze, SCM 034, 1994.

Kristian MORVAN

2 réflexions sur “L’orchestre Yves Richard

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