La Dérobée – Présentation

  La dérobée est aujourd’hui une danse oubliée des festou-noz. Elle n’est que très rarement pratiquée, excepté à Guingamp le jour de la Saint-Loup. C’était pourtant une danse très populaire dans toute la région tout au long du XIXe siècle. Cette danse est trop souvent présentée comme récente, citadine et donc bourgeoise et, attachée à la ville de Guingamp.

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Situation Géographique

La plupart des sources sur la dérobée concernent le département des Côtes d’Armor, bien qu’elle ne soit pas inconnu dans les autres départements bretons, l’essentiel de cette étude concernera donc, ce département.
Les premières et les plus importantes sources de renseignements, sur cette danse, sont les comptes-rendus que fait la presse, à partir des années 1820-1830 des grandes fêtes : pardons, courses de chevaux, comices agricoles, fêtes municipales, etc. Parmi toutes ces fêtes, la Saint-Mathurin de Moncontour est la plus populaire. C’était l’un des plus grands pardons de Bretagne, qui a toujours lieu à la Pentecôte. On se réunissait à la Saint-Mathurin pour prier mais aussi pour danser. Le programme, durant tout le XIXe siècle, annonçait : rond, bal et dérobée animés par le trio : biniou, bombarde et tambour.
A l’opposé de la Saint-Mathurin, la Saint-Loup de Guingamp attire un public plus bourgeois. Elle avait lieu chaque année au début du mois de septembre ; il semble que ce pardon existait avant la Révolution. Relancé en 1848, la Saint-Loup est un petit pardon, la partie religieuse devenant rapidement anecdotique, c’est son programme de danse qui va attirer le public. Après les vêpres les pardonneurs reviennent en centre ville en dansant la célèbre dérobée. Tout au long de la deuxième moitié du XIXe siècle les danses sont le quadrille et la dérobée au son d’un orchestre, ici pas de sonneurs.

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L’Écho des Côtes du Nord, 18 août 1861

  On danse aussi la dérobée à Saint-Brieuc, comme au « Bal des Courses », qui est lancé en 1836-37. Ce bal attire un public nombreux. Les danses au programme sont les rondes, les dérobées et les quadrilles qui apparaissent dans les années 1845-50. Arrivent ensuite, les danses tournantes (polka, mazurka…). Ici la musique est de deux types. Les sonneurs de biniou, bombarde et tambour, avec notamment la présence du célèbre Matilin an Dall de Quimperlé en 1838, qui jouent les rondes et les dérobées. Les orchestres de type harmonie ou fanfare jouent les quadrilles et les dérobées.

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Affiche Bal champêtre des Courses
Saint-Brieuc, 1839
Art. 1. Le son du Biniou annoncera en ville le commencement des danses…
Art. 2. On dansera la Ronde et la Dérobée.
Art. 3. Pendant la Dérobée, nul ne pourra s’opposer à ce que l’on dérobe sa Danseuse. Le danseur ne pourra reprendre sa danseuse pendant le même balancé.
Art. 4. Il est défendu de substituer la Chaine ou tout autre Figure au Balancé.
Art. 7. Il est défendu d’entrer et de stationner dans la Ronde. Art. 8. Les Danseurs seuls pourront pénétrer dans le Cercle formé par la dérobée.
Art. 9. Il est défendu de quitter la place que l’on occupe pendant le Balancé pour aller se placer ailleurs.

  A Châtelaudren, les danses ont lieu comme à Guingamp en dehors de la ville ; le soir, le retour se fait en dansant la dérobée. La musique est souvent assurée par le trio biniou, bombarde et tambour, il semble que la Saint-Loup ait copié l’organisation de sa fête sur celle de Châtelaudren plus populaire.
[Voir la page : Fête de Châtelaudren – Des sonneurs aux orchestres où il est aussi question de la Dérobée]
On retrouve des traces de cette danse dans tout le département : Lannion, Paimpol, Quintin, Dinan, Loudéac, Uzel… tout au long du XIXe siècle.

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La dérobée sur la Rade à Perros-Guirec.

Même si les légendes des cartes postales sont souvent à prendre avec précaution, il semble bien s’agir ici d’une dérobée. On voit les danseurs en cortège exécutant la figure appelée « le tourniquet ».

Histoire de la dérobée
On peut, bien sûr, faire remonter cette danse à la plus haute antiquité, comme ici à propos de la Saint-Mathurin de Moncontour : « La tradition porte que la Duchesse Anne a pris une fois part à ces danses et qu’elle y fut plus d’une fois dérobée, se soumettant à des lois que le plaisir et le temps avaient consacrés » (1). Cette citation est bien sûr historiquement plus que douteuse.
Les plus anciennes traces de cette danse que j’ai retrouvées sont : – 1824 : Région de Rennes – 1835 : Moncontour – 1835 : Saint-Brieuc – 1838 : Dinan – 1843 : Châtelaudren

Il est à remarquer, que cette danse est déjà connue par les danseurs à ces dates, puisqu’à aucun moment il n’est question dans ces citations de la dérobé comme une nouvelle danse. Jean-Michel Guilcher (2) dans une première étude sur la dérobée fait le rapprochement entre dérobée et monfarine, danse du nord de l’Italie, qui a été dansée à Paris, sans grand succès, dès 1796. Elle sera aussi pratiquée en Savoie, en Provence, ainsi qu’en Suède. La monfarine présente plusieurs similitudes avec la dérobée bretonne. Elle se danse en deux parties : d’abord une balade en rond ou en cortège, suivie d’une figure. Elle connait aussi le jeu de la danseuse dérobée. Il est à noter que dans le Finistère, où la dérobée n’a pas eu un si grand succès que dans les Côtes d’Armor, le nom de monfarine ou danse de la farine a été utilisé jusque dans les années 1945-50. Par contre je n’ai pas trouvé le terme monfarine dans les Côtes d’Armor.

Dans son étude Jean-Michel Guilcher avance comme hypothèse, que les soldats de l’armée napoléonienne de retour des campagnes d’Italie (1796-97) auraient pu diffuser cette danse dans les campagnes françaises ainsi qu’à Paris. Cette hypothèse ne sera pas reprise dans son étude globale sur la danse bretonne publiée en 1963 (3).
Le développement de la dérobée semble très rapide. Dans les très nombreux comptes-rendus de fête de la période révolutionnaire que j’ai pu consulter aucune trace de cette danse. Il suffira donc d’une vingtaine d’années entre 1810 et 1830 pour qu’elle s’implante dans le département.

L’explication de cette rapidité tient au fait que la dérobée n’est pas véritablement une nouveauté. Une danse ayant la même forme est déjà pratiquée dans cette région : « le bal », qui est la danse intermédiaire entre deux ronds dans la suite de danse pratiquée :
– En pays gallo de Loudéac à Saint-Brieuc.
– En pays de danse « tro plin », de Corlay à Guingamp à Callac.
– En Trégor, zone de danse de la suite Treger, où il semble que le « bal » se dansait en cortège. Le « bal » dansé en couple et en cortège, est bien d’une forme ancienne au moins antérieure à la Révolution comme le montre cette description très précise d’un voyageur, de 1788 d’une danse à Guingamp :  » Je fus témoin d’une danse du peuple, laquelle me parut aussi ancienne, aussi originale que son langage. Ils ne connaissent ni violons, ni basses, ni hautbois. Deux musettes, accompagnées d’un tambourin, composent le champêtre orchestre. J’ai distingué deux airs très simples, un peu tristes, et d’une mélodie agréable et douce. Leur première danse, car ils en on deux aussi, est un rondeau, qu’ils brisent pour figurer deux à deux, et qu’ils reprennent après un certain nombre de mesures. La seconde ne diffère de la première, qu’en ce que, après avoir figuré ensemble, au lieu de se reprendre par la main, ils font un rond en promenade, et en se tenant sous le bras. Leurs pas sont aussi simples que leurs airs. Ils ne font que raser la terre, et exécutent leurs mouvement avec beaucoup d’ensemble, avec cette grâce, naïve et touchante qui ne doit rien à l’art, et qui, jointe au son agreste de leur rustique musette, forme un spectacle que l’on ne voit point, sans se rappeler avec attendrissement l’innocence de la candeur des premier âges. (4) »

Le « bal » et la dérobée sont deux danses exécutées en cortège très proches dans leur forme. Ronan de Kerméné décrivant les danses d’une noce de la région de Merdrignac à la fin du XIXe siècle : « Tout bal peut être dansé comme dérobée. Il suffit que le violonneux en avertisse le public (5)».
La dérobée avant d’être une danse, est un jeu. C’est le jeu de la danseuse dérobée par un cavalier qui caractérise cette danse. Il semble bien que ce soit ce jeu qui se soit greffé sur une danse plus ancienne : « le bal ». Pratiqué d’abord simplement, sous la forme d’une ballade en cortège suivi d’une figure, cette forme évoluera avec l’adjonction de figures empruntées aux quadrilles. La dérobé évoluera différemment selon les régions et les époques, passant d’un simple jeu à une véritable danse, ou tombant rapidement dans l’oubli. A Guingamp, sous l’impulsion d’un compositeur et quelques années plus tard du mouvement revivaliste breton, elle deviendra une danse composée d’une ballade et de six figures. A l’opposé la forme la plus simple d’un cortège (ballade) suivi d’une unique figure se pratique jusque dans les années 1920-30 dans la région de Lannion, Moncontour… Quelques fois dans les cortèges de noce de région de Rostrenen, qui pouvait être long, les sonneurs de treujenn-gaol, agrémentaient le parcours en sonnant une dérobée.

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Affiche de la Saint-Mathurin du 5 au 10 juin 1897
Source : Ach. Dep. des Côtes d’Armor.

Le jeu de la danseuse dérobée
La dérobée est une danse jeu, c’est ce qui fait sont originalité. Ce jeu c’est pratiqué sous deux formules différentes :

1 – Changement sans ordre, libre.
Un danseur sans cavalière, se place au milieu de la danse et à la fin de la figure, au moment de la reprise de la ballade, dérobe une cavalière, à charge au danseur se retrouvant seul de faire de même au couplet suivant. Le Mière de Corvey, dans un texte de 1824, nous fournit un précieux témoignage sur la danse et la musique en pays de Rennes : « Dérobée : Danse du pays, accompagnée de bénilleux; elle est fort gaie. On vole ou dérobe à chaque tour la danseuse de son voisin, qui, de son côté, en fait autant à un autre. (7) ». Autre source : le règlement des danses de la Saint-Mathurin de Moncontour, ce règlement apparait des 1837, ces deux articles resteront en usage jusqu’au début de la guerre 14-18 :
Art. 3 : Le cavalier auquel on aura dérobé sa cavalière doit se soumettre à cet usage sans se formaliser.
Art. 4 : La danseuse ne peut-être reprise par le cavalier qui vient d’être dérobée dans le même balancé.
A Saint-Brieuc aussi on dérobe, comme le montre cet article du : Publicateur des Côtes-du-Nord, 6 mai 1837 : « Contempler sur la verte pelouse qui sert de bal les pas d’une jolie danseuse ; chacun veut à la faveur d’une dérobée, danser avec elle ne fut-ce qu’un espace d’un refrain durant une minute cinq ou six d’entre eux obtiennent ce passager avantage ».

2 – Le changement ordonné.
A la fin de chaque balancé, les danseurs changent obligatoirement de partenaires, cette pratique semble avoir été la plus largement partagée tant tout le département. A Châtelaudren en 1843, le règlement des danses nous apprend que : « Nul danseur ne pourra dérober sa danseuse pendant le balancé ». On retrouve cet usage à Lannion en 1892 : « L’usage ordonnant de changer de dame aussitôt après le balancé (6)»

Une danse sous contrôle
La dérobée, avec cette possibilité de mélange des classes sociales, à une époque encore proche de l’ancien régime, ne va pas sans poser quelques problèmes. Comment les dames de la bonne société pourraient se faire dérober par le premier danseur venu ?
Le jeu va donc, souvent être limité voir interdit, des commissaires sont nommés pour veiller au bonne ordre. La presse se fait l’écho des remarques des dames de la ville de Saint-Brieuc « … nous ne voulons pas nous compromettre dans une dérobée où le moindre piou-piou peut venir gâter nos gants glacés avec ses mains calleuses….  » (Le Français dans l’Ouest, 4 juillet 1840). Ou encore, toujours à Saint-Brieuc : « La dérobée qui pouvait donner lieu à quelques différents a été comme l’an dernier supprimée. Les dames ne seront plus exposées, à se trouver abandonnées par leurs cavaliers improvisés et à s’en retourner seuls à leur place. » (Publicateur des Côtes-du-Nord, 1 juillet 1843) A Merdrignac en 1879 : « La dérobée sera admise à moins que les commissaires ne jugent à propos de la supprimer par suite de rixe ou de désordre. » (Journal de Loudéac, 8 octobre 1879). Le jeu de la danseuse dérobée sera interdit à plusieurs reprises comme à Mûr-de-Bretagne en 1862, Lamballe en 1886, Paimpol en 1890, et même à la célèbre Saint-Mathurin de Moncontour on ne dérobe pratiquement plus les danseuses, à la fin du XIXe siècle.

Une danse de cortège
L’autre originalité de cette danse tient au fait qu’elle se pratique en cortège. L’exemple le plus connu est celui de la Saint-Loup de Guingamp, mais on peut y ajouter Lannion, Loudéac, Lézardrieux où tout au long du XIXe siècle on pratique la dérobée pour se déplacer. Cette danse de cortège a très souvent le même cérémonial. On se rend autorité municipal et musique (sonneurs ou orchestre) en tête du centre ville au lieu des réjouissances de l’après-midi. Le soir, le retour s’effectue dans le sens inverse. Cette forme de danse en cortège est bien très bien décrite par Thielmans (1825-1898) en 1881, organiste à Guingamp, ce petit texte figure au bas d’une de ses compositions, une dérobée qui est toujours jouée aujourd’hui : « Les dérobées sont les danses nationales de la Bretagne. Les jours de pardons après les vêpres de la paroisse, la foule réunit sur une grande place du bourg de la ville, l’orchestre composé de biniou, bombarde, clarinette et tambour ou toute autre musique du pays avec les notables de l’endroit à la tête du cortège, se met en mouvement, en exécutant les dérobées sans interruption pendant le trajet jusqu’à l’arrivée dans une prairie choisie à l’avance pour ces divertissements, et laquelle est située à quelque distance de la ville ou du bourg. Pendant qu’on danse la dérobée, toute dame peut être dérobée à son cavalier. »

Cette mode des cortèges, des parades à travers les communes trouve son origine dans les fêtes de la Révolution. A cette époque, les fêtes et célébrations sont nombreuses, on se rendait en cortège et en musique de façon très ordonnée à l’arbre de la liberté, à la maison du peuple, ou pour simplement parader dans les rues.

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Guingamp, Fête de Saint-Loup – Dérobée rentrant en ville

Musique en tête le cortège de danseurs rentre en ville.
On remarque dans les premiers rangs, les autorités municipales à leurs costumes bourgeois et, plus loin au fond les coiffes du pays.

Danse du Morbihan ?
Il semble que la dérobée se dansait aussi dans le Morbihan, même si les attestations sont très rares. Louis Rosenzweig (1830-1884) dans une lettre du 26 janvier 1870, en réponse à l’Enquête Fortoul, donne des précisions sur son déroulement : « En dehors de la ronde ordinaire, on distingue encore le bal et la dérobée. Dans le bal, les couples tournent en marchant les uns derrière les autres et en se donnant le bras, puis, à une certaine mesure de la musique produite uniformément par les sons du biniou et de la bombarde, les couples successifs forment quadrilles, en se faisant vis-à-vis deux à deux. La dérobée n’est qu’un cas particulier du bal, résultant d’une convention préalable. Dans ce cas, un nouveau venu se trouve-t-il sans danseuse, il frappe de la main l’épaule de l’un des danseurs qui est tenu de lui céder la place, sauf à agir de même à l’égard d’un autre danseur. » (8) Cette description, très précise de la danse par Rosenzweig confirme bien que la dérobée n’est qu’une variante du « bal ». Elle se résume, encore à cette époque au jeu de la danseuse dérobée qui dans cette description ce pratique sans ordonnancement

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Les sonneurs de la Saint-Mathurin de Moncontour

(1) Habasque, Feuille d’Annonce des Côtes-du-Nord, 29 aout 1835.
(2) Guilcher, Jean-Michel, Dérobée et Monferines en Basse-Bretagne, in : Annales de Bretagne, LXI, 1954, pp. 111-124.
(3) Guilcher, Jean-Michel, La Tradition populaire de danse en Basse-Bretagne, 1963.
(4) « Lettre d’un voyageur » de 1788, par Alexandre-Stanislas de Wimpffen, repris dans Les Cahiers de l’Iroise, 04/1981.
(5) Ronan de Kermene, Le mariage dans la région de Merdrignac : coutumes, danse, rites, chansons, Annales de Bretagne, t.. 42, 1935, vol 1, pp. 1-65.
(6) Clouart, Albert, Tro Breiz, 1892.
(7) LE MIERE DE CORVEY, Liste des mots en usage à Rennes, in : Mémoire de la Société Royale des Antiquaires de France, T. VI, 1824, pp. 235-272.
(8) Laurence Berthou-Bécam & Didier Bécam, L’enquête Fortoul (1852-1876) Volume I, p. 307.
Kristian MORVAN
Musique Bretonne, n° 100, 03/1990, pp. 3-5.

Disque 78 tours, très rare de 1937, avec sur une face :
La chanson de la Saint-Loup – Chanson bien dans l’esprit de l’époque, sur le timbre de Ar Pilhaouer (Le Chiffonier).
Suites de « dérobée » –  jouée par l’Harmonie de la ville, ou l’on retrouve le timbre Ar Pilhaouer, suivit du célèbre Cadet Rousselle. Il est a noter que ces deux timbres ne figurent pas dans les deux suites de dérobée de la célèbre composition de Pierre Thielemans [1825-1898].

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Comité des Fêtes de la Saint-Loup Ville de Guingamp
Suites de « DÉROBÉES » Enregistrées par la MUSIQUE MUNICIPALE sous la direction du Maitre Louis FOURNIER

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Comité des Fêtes de la Saint-Loup Ville de Guingamp

La chanson de la Saint-Loup paroles de M. Le Floch Enregistré par Mlle LE BOURHIS accompagnée par Mlle BOIVIN et les chœurs de la Jeunesse Guingampaise

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