Philippe Janvier et Mathieu Sérot fêtent leurs dix ans de concerts

Ouest-France

Vincent THAËRON, 10/04/2019

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Pour fêter dix ans de concerts, Philippe Janvier, au biniou, et Mathieu Sérot, à la bombarde, proposent huit « étapes vibratoires » en Bretagne. « À longueur d’ondes » débute, ce vendredi 12 avril, à Le Dresny, en Loire-Atlantique.
« On se connaît depuis dix ans. Eh oui, cela fait dix ans que l’on tourne ensemble. Alors on s’est dit est-ce qu’on fait quelque chose ? Et quoi ? »
Philippe Janvier est un joueur de biniou quimperlois réputé et bien connu. Mathieu Sérot, de Rieux dans le Morbihan, est tout aussi réputé pour son aisance à la bombarde. Ce couple de sonneurs donne une « quarantaine de spectacles par an. »

« Des sonneurs mobiles »
Mais durant les deux prochains week-ends, le rythme va sensiblement s’accélérer. Pour huit concerts à travers la Bretagne. « Nous avons choisi des lieux qui nous inspirent, où nous sommes certains d’avoir des échanges humains. Dans des lieux et avec des personnes qui ont marqué notre parcours artistique et de musiciens. »
Cela va donner « huit étapes vibratoires. » Cette tournée, ils l’ont appelée : « A longueur d’ondes. »
Lors de ces « apéros sonnés en acoustique », comme ils le font à chaque concert, Philippe Janvier et Mathieu Sérot seront des « sonneurs mobiles. Nous sommes des animateurs. Nous avons réinventé le métier de sonneur. Nous sommes au contact des gens. On joue parmi le public de la musique à danser. C’est notre marque de fabrique. Nous avons envie de descendre de la scène, pour nous rapprocher au plus près des danseurs. »
Pour avoir une « relation encore plus étroite » avec la salle. Ne comptez donc pas sur les deux amis, pour rester sagement sur l’estrade. À l’écart…
Il n’est pas rare de voir les deux compères aller chercher les gens qui ne dansent pas, pour les inciter à se lever. « On s’amuse, quoi… », poursuit Philippe Janvier. « Nous faisons les choses sérieuses en nous amusant. D’ailleurs, lors de ces concerts, il est prévu des surprises. Mais on ne sait même pas lesquelles… »
On sait seulement que La GrOove Cie, une « fanfare à danser » devrait être de certaines soirées. Comme à Vannes et Rennes.
« Pour nous, la musique et la danse bretonne ont toujours été un moment de partage et de convivialité. Plus que respect d’une danse, c’est le bouger ensemble qui nous anime. »
Philippe Janvier est encore plus précis. « La danse devient la conséquence de cette rencontre et non la cause. »
Lors de leurs concerts, Philippe Janvier et Mathieu Sérot « laissent une large place à l’improvisation et au spontané. La rencontre elle-même peut créer l’événement. »
Les huit dates
La tournée débute, ce vendredi 12 avril, à Le Dresny, en Loire-Atlantique, dans le cadre des Sept chemins d’A La Zim.
Samedi 13, Sérot et Janvier seront à Saint-Rivoal, dans le Finistère, à l’Auberge du Menez.
Dimanche 14, cap sur le Morbihan et Vannes, dans le cadre du Tradi-deiz. Mercredi 17, ils seront à Rennes, pour un « bal sauvage » , à Ty Anna tavarn.
Jeudi 18, à Lorient, à la Tavarn du Roi Morvan. Vendredi 19, au Vieux-Marché dans les Côtes-d’Armor, au bourg, chez Sébastien Le Guillou.
Samedi 20, ils joueront à Querrien, pour le collectif Tomahawk. Fin du périple, le dimanche 21, sur l’Ile de Groix, avec le cercle local, Barde Bleimor.

 

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Le Bouc Marcel 1891-1946

Bagpiper breton

BL 44 115 8004

Parade de France est une revue crée en 1934 au Casino de Paris, grande salle du 9e arrondissement de la capitale. Les provinces sont présentées dans une succession de tableaux mêlant musiques, danses et costumes entrecoupée de chansons à la mode. C’est dans cette revue consacrée au folklore des provinces que débute le jeune Tino Rossi. « Ce sont les Bretons » est une composition de Marcel Le Bouc qui participe a cette revue avec son compère Louis Le Carff, sonneur de la région parisienne.

Né à Dinan, qui n’est un pays de sonneur de biniou, Marcel Le Bouc apparait dans les fêtes bretonnes de la région parisienne au début des années 1920 comme sonneur de biniou. Il devient rapidement l’un des premiers sonneurs à adopter le bagpipe écossais dès les années 1925/30. Étonnamment, il ne semble pas avoir participé à la première confrérie de sonneurs breton fondée à Paris en 1932, la K. A. V. (Kenvreuriez ar Viniouerien).

 

Le Matin 28-09-1926

Le Matin, 28 septembre 1926

Dans une annonce publiée dans la presse parisienne, il se donne une adresse à Audierne.

  • [Le Bouc] bagpiper breton qui joue du « pibrok » écossais instrument à trois branches qui constitue en quelque sorte un biniou, une cornemuse perfectionnée. (Le Petit Journal, 22 mai 1933)

1930 - Duchesse

1930 Pardon Montfort

Marcel Le Bouc et son biniou à trois branches, 1930

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Les deux compères enregistrent trois disques 78 tours en 1927, mais Marcel Le Bouc avait déjà enregistré avec un autre compère Louis Gueguen (1892-1962) en 1925 deux disques. Il enregistre aussi quatre disques solo à la cornemuse entre 1935 et 1940.

 

Poussin Pierre-Charles (1819-1904)

Pardon Day in Brittany

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Jour de pardon en Bretagne – Grande toile 146 x 327 cm, Réalisée en 1851 – The National Gallery, London

Pierre-Charles Poussin est un peintre méconnu, né à Paris en 1819. Cette grande toile, présente une scène de repos d’un pardon breton. Le lieu parait impossible à situer précisément. La scène présente tous les éléments que l’on retrouve dans ces grands rassemblements : des marchands, des buvettes, des pique-niques, des discutions animées, les autorités civiles et ecclésiastiques et une grande diversité des costumes.

Au deuxième plan, sous les arbres,  un couple de sonneurs anime la danse.

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CD – Dominique Jouve – Paotr an dreujenn-gaol, sonneur de clarinette

Passeurs : Nouvelle collection de Dastum

CD

Un double CD et un livret consacré au répertoire des sonneurs de treujenn-gaol du Kreiz-Breizh, réalisé à partir des collectages de Dominique Jouve.

Dans le CD « Dec’h », on peut l’entendre, dans des enregistrements réalisés de 1984 à aujourd’hui, répondre à quelques-uns de ses « maîtres à sonner » tels Auguste Quéméner, Hyacinthe Guégan, Christian Duro, Jean-Louis Le Boulc’h, Guillaume Tasset, Denis Jouan et André Le Maguet.
Le deuxième CD, « Hiriv », permet, quant à lui, de l’entendre en compagnie de ses compères d’aujourd’hui (Olivier Urvoy, Tristan Gloaguen, Philippe Le Guennec, Joachim Mouflin, Yann Goas) avec qui il fait vivre et actualise les répertoires collectés, auxquels s’ajoutent quelques compositions.

Affiche

Pour fêter l’évènement rendez-vous dimanche 10 février à Plouguernevel pour un fest-deiz.

1987-Fougères

1987 – Fête de la Bouèze au château de Fougères – Paotred andreujenn-gaol, à la fin du repas, les bouteilles sont vides… Dominique Jouve, Lucien Riou, Arsène Coslin, Christian Duro, Vincent Munin (de dos).