Yvon Palamour (1932-2018)

Décès d’un grand sonneur

En cette veille de championnat des sonneurs de Gourin, la presse annonce le décès d’Yvon Palamour. Sonneur et ébéniste de grand talent il restera dans nos mémoires.

Palamour

En juillet 1952, aux Fêtes de Cornouaille

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Géo-Fourrier (1898-1966)

Geo-Fourrier-Ploneour-Lanvern

Breiz ar bardon – Bombarde et biniou de Plonéour-Lanvern 1930/40

Géo-Fourrier, pseudonyme de Georges Fourrier, né à Lyon en 1898 et décédé à Quimper le 8 avril 1966. Artiste de grand talent, illustrateur, céramiste, peintre ayant pour thème la Bretagne, mais pas que, il voyage en Afrique. A la manière d’un Mathurin Méheut, en ethnologue, il croque des scènes de vies.

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Soir de pardon – Sonneur de bombarde à Saint-Guénolé
Projet de livre illustré « Les Bigoudens », poésie de Charles Le Goffic, illustré par Georges Geo-Fourrier, pour les éditions O.L. Aubert (Saint-Brieuc). 1925

Pour plus d’info. :
http://geo-fourrier.skyrock.com/7.html
http://boutique.asia-editeur.com/19-livres-illustres-geo-fourrier

Sans titre

François Goubain (1904-1985)

La clarinette à Corlay

 

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François Goubain a maintenant 80 ans. Il vit une paisible retraite à Corlay. Il est un ancien sonneur de clarinette. Pendant un demi-siècle il a été l’animateur réputé des noces et des bals de la région.

Sans titre

    Le jeune François commença par jouer de la bombarde. Il acheta son premier instrument à un nommé Taldir. Celui-ci était charron et, selon François Goubain, il tournait lui-même ses bombardes. Ses anches, le jeunes sonneur les fabriquaient lui-même avec du houx. Ses premiers airs, il les apprend des « Jouan » qui sont alors les deux sonneurs de clarinette « vedette » du pays. Il commença par jouer de la bombarde. Il acheta son premier instrument à Saint-Gilles Vieux Marché à un nommé Taldir. Celui-ci était charron et, selon François Goubain, il tournait lui-même ses bombardes. Ses anches, le jeune musicien les fabriquait lui-même avec du houx. Ses premiers airs, il les apprend des « Jouan » qui sont alors les deux sonneurs de clarinettes « vedettes » du pays.

En 1921, François Goubain se met à la clarinette. Son premier instrument est en buis (13 clefs et demi-boules). La clarinette était, à cette époque, le seul instrument utilisé pour animer les noces du pays. Pour les plus grands mariages, il y avait 2 clarinettes et un tambour mais cela dépendait de la richesse de la famille et de l’importance du mariage. Dans les années 1921-1925, il devint peu à peu un musicien connu. C’est lui que l’on demandait pour animer les noces. Ses compères sont alors Alexis Jouan et Michard Merrien de Plussulien, tous deux sonneurs réputés.

Au début, il prenait 50 fr. pour un mariage, du matin au soir. Après la guerre, le prix passera à 100 fr. et à la fin de sa carrière, il demandait 600 fr. et plus. Avec les années 30 arrive un nouveau répertoire : valse, tango et, venu d’Amérique, le jazz-band. François Goubain achète d’abord un accordéon diatonique puis se met très vite au chromatique. Il fonde le premier jazz-band corlaysien (Unic – Jazz – Le Jazz des As – l’As des Jazz), il va comprendre jusqu’à 6 musiciens.

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Mais la clarinette reste à l’honneur dans les noces pour les airs de cortèges et pour les vieilles danses : rondes, polkas, scottischs, mazurkas. François Goubain se déplaçait dans un rayon de 40 km, toujours à bicyclette, la grosse caisse sur le dos, l’accordéon sur le porte-bagage et la clarinette dans la poche.

En 1936, il commence à noter systématiquement toutes les noces et bals qu’il anime. Ainsi, en 1938, on peut dénombrer 39 noces et 49 bals. Cela ne l’empêche bien évidemment pas de continuer son travail de maçon. Il était tellement demandé, qu’un jour, il reçut la visite de 3 futurs mariés en même temps. Ils étaient, tous les 3, venus le demander pour le même jour. Comme tous voulaient  l’avoir, ils décidèrent de changer les dates de leurs mariages.

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Noce à Corlay dans les années 30, à la clarinette et à l’accordéon François Goubain.

François Goubain, passionné de musique, se mit à apprendre le solfège le soir après son travail. En 1947, avec le maire de Corlay, il fonde la première fanfare de la ville. Il y formera les jeunes musiciens à la clarinette et au saxophone. Si le jazz-band arrête sa carrière en 1960, il continuera à jouer avec la fanfare jusqu’en 1982.

Christian Morvan

 Article publié dans : Musique bretonne, n°50, Novembre 1984, pp. 22-23.

Réactualisé le 20/08/2018

 

Denis Maurice (1870-1943)

Joueur de cornemuse

Œuvre réalisée en 1893, 42 x 28 cm

Célèbre peintre qui séjourne régulièrement en Bretagne, comme à Perros-Guirec dès 1892, Loctudy en 1894, Binic et Pont-Aven. Il en ressort de nombreuses toiles ayant pour thème la Bretagne, dont ce couple de sonneurs, sur laquelle je n’ai pas trouvé plus d’information.

Le biniou du Faouët

Ouest-France   14/08/2018

Le Faouët. Une exposition consacrée à Jean-Marie Le Breton

Expo Le Faouet

Roland Bouëxel a rassemblé anecdotes, témoignages, photos sur le sonneur aveugle du Faouët. Ils sont à découvrir à l’office de tourisme.
L’office de tourisme accueille jusqu’à vendredi soir une exposition intitulée Jean-Marie Le Breton 1889-1956, le sonneur aveugle du Faouët, réalisée par Roland Bouëxel. Celui-ci, passionné de patrimoine et d’histoire locale, a rassemblé de nombreux éléments sur le parcours de ce sonneur attachant.
Témoignages, anecdotes, photos, sculptures, manuscrits, feuilles volantes et divers objets permettent de découvrir le musicien.

Musicien et compositeur
Jean-Marie Le Breton est au Faouët ce que Matilin an Dall, le sonneur de bombarde d’exception, est à Quimperlé ; toutes proportions gardées, bien sûr, car le premier ne jouit pas de la notoriété du second. Né en 1889, un siècle après son illustre aîné, Jean-Marie Le Breton perd la vue à l’âge de seize mois, des suites d’une épidémie de variole.
Il composera toute sa vie avec ce handicap puisqu’il devient musicien dans les assemblées dansantes, comme accordéoniste et surtout comme sonneur de bombarde. Son comparse attitré au biniou, Nicolas Gerbet, sonnera à ses côtés dans des centaines de noces et de fêtes de la région.

Jusqu’au 17 août, Jean-Marie Le Breton 1889-1956, le sonneur aveugle du Faouët, à l’office de tourisme au 3, rue des Cendres. Du lundi au samedi, de 9 h 30 à 13 h et de 14 h à 18 h. Le dimanche et jours fériés, de 10 h à 13 h. Gratuit. Contact : 02 97 23 24 23 23.

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