Lucien Simon (1861-1945)

Bal à Sainte-Marine en Combrit (29)

Simon Lucien

Le bal chez Bolzer à Combrit

Huile sur toile de Lucien Simon (1861-1945), parisien le peintre découvre la Bretagne en 1891, région qu’il fréquente ensuite régulièrement.
Cette scène de danse semble très réaliste, quatre couples enlacés tournants au son d’un duo piano et flûte traversière. C’est l’orchestre qui étonne, ce duo inhabituel a-t-il véritablement fait danser dans le pays bigouden ?

Remarques du flûtiste breton Jean-Michel Veillon :
Ce qu’il représente me rappelle vraiment certaines descriptions d’ambiances irlandaises de la même époque (soirées dans l’ouest de l’Irlande ou parmi la communauté irlandaise émigrée aux USA) dans lesquelles la flûte était souvent associée au piano.Les premiers enregistrements de musique traditionnelle irlandaise furent tous réalisés aux USA (communautés irlandaises massives à Chicago, New-York, Boston, entre autres…) et régulièrement, l’instrument d’accompagnement (pour la flûte ou le fiddle) était un piano jouant des « pompes » type music hall… sur des vieux airs irlandais. Cette association est d’ailleurs toujours fréquente de nos jours en musique irlandaise.
La flûte semble être un peu longue pour un fifre. Sans doute s’agit-il plutôt d’une tierce flûte (en fa) ou une flûte en mi bémol, tonalité par ailleurs utilisée dans les fanfares.
Quoi qu’il en soit, ce type de duo est suffisamment leste pour faire danser à l’occasion, et je me demande de quoi était constitué le répertoire joué dans ce bal « Chez Bolzer » de Combrit : scottisches, mazurkas, polkas, jibidis…?
Le petit port de Sainte-Marine est un lieu de villégiature de nombreux peintres du monde entier dès les années 1880. Les musiciens de ce tableau pourraient être de ces touristes ?

Autre toile de Lucien Simon toujours à Sainte-Marine en Combrit :

Sans titre

Bal à Sainte-Marine à voir au Musée du Faouët du 2 avril au 9 octobre 2016 dans l’Exposition « La fête vue par les peintres en Bretagne« 

Ce tableau, réalisé en 1941, est d’un thème beaucoup plus classique. Un sonneur de biniou (?), assis sur une barrique adossée à un mur, fait danser ce qui semble être une gavotte bigoudène en couple. C’est le choix des couleurs dans les tons orangés qui font tout le charme de cette toile.

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Une réflexion sur “Lucien Simon (1861-1945)

  1. La maison sur laquelle s’adosse(nt) le(s) soneur(s) est celle de la famille Flatrès-Castric (« Chan Titin » Jeanne Françoise Castric mon arrière grand-mère) puis par la suite Gloanec. Quand à la salle Bolzer elle était située juste en face. La famille Simon avait racheté l’ancien sémaphore de Sainte-Marine. Le duo inhabituel piano – flûte pourrait aussi être fomré de membres de la famille ou de l’entourage de Lucien Simon.

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