Le 318e Régiment d’Infanterie de Quimper

Un après midi de danse au biniou 

Sans-titre---1---Copie-FCette vue est publiée pour la première fois en couverture de Musique Bretonne revue de l’association Dastum en 1982, on la retrouve dans le livre Musique Bretonne des éditions ArMen en 1996.

Bretons-Grande-Guerre-p.75-FLa même scène, mais cette fois sur un plan plus large, publiée une première fois dans un livre de Jean-François Douguet, Etienne Le Grand, Un regard breton dans la Grande Guerre, aux éditions Les Cahiers d’Arkae, en 2008. On la retrouve dans Les Bretons et la Grande Guerre : Images et Histoire de D. Guyvarc’h & Y. Lagadec aux éditions des Presses Universitaires de Rennes de 2013.

Ouest-France-page-66-FToujours la même scène, à un autre moment, extrait de Les Bretons dans la guerre de 14-18 de JP Soudagne & C Le Corre, aux éditions Ouest-France de 2006.

Union-Agricole-23-05-1915Autre vue du couple de sonneurs, de qualité très moyenne, publiée le 23 mai 1915 dans un journal de Quimperlé l’Union Agricole. Elle est envoyée au journal par Mathurin Oliviero (1866-1943), pharmacien à Paris mais d’origine pontyvienne, qui lance la souscription « Le Biniou aux Armées« . Un mois auparavant, il signale dans ce même journal, qu’il vient d’envoyer au 318e RI un couple d’instruments ; Cette scène pourrait donc se passer au début du mois de mai 1915.

Une cinquième vue du même régiment, le 318e RI, avec un couple de sonneurs accompagné d’un clairon. La vue semble avoir été prise au mois d’août 1915.

Ces cinq photographies ont été prises par  Étienne Le Grand (1885-1959), photographe quimpérois, mobilisé en août 1914 au 318e R. I. Il est nommé photographe du régiment au mois de décembre 1914. Le soldat-photographe Le Grand va ainsi couvrir la guerre de près de sept cents photos qui sont de précieux témoignages sur les hommes qui ont fait cette guerre. Le 318e RI est un régiment quimpérois créé en 1914 et dissous en 1916, c’est le régiment de réserve du 118e R.I.

Étienne Le Grand indique que cette scène se passe dans un bourg proche de la ligne de front à Saint-Pierre-lès-Bitry dans l’Oise. Mais rien ne montre que les sonneurs font effectivement partie du 318e R. I., dans ce bourg, à cette date plusieurs régiments sont cantonnés. Le numéro sur le képi du biniou, qui pourrait nous renseigner sur le régiment est hélas illisible. La danse exécutée par les poilus, en quadrette, est bien celle de la région de Quimper.

Laurent Bigot, fait remarquer que « la position des mains du sonneur de biniou, qui n’utilise que deux doigts de la main droite, laisse penser qu’il est bigouden » (Musique Bretonne, ArMen, 1996, p. 227).

Je n’ai pas retrouvé de nom de sonneurs incorporés dans ce régiment.

Kristian Morvan

Pour en savoir plus :

MBretonne-24

Patrick Malrieu, Binious Militaires, Musique Bretonne, mars 1982, pp. 4-13.

 51CN4GDH0XL

Ouvrage Collectif, Musique Bretonne Histoire des sonneurs de tradition, éditions ArMen, 1996, 511 p.

 Arkae

Étienne Le Grand, Un regard breton dans la Grand Guerre, Cahiers d’Arkae n°10, 2008, 95 p.

 z0146

Jean Pascal Soudagne, Les Bretons dans la guerre de 14-18, Ouest-France, 2006

51I7duldXBL._AA160_

Didier Guyvarc’h & Yann Lagadec, Les Bretons et la Grande Guerre : Image et Histoire, PU Rennes, 2013, 208 p.

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