Ture Nikolaus Cederstrom (1843 – 1924)

Moine à la clarinette

Sans titre

Pour changer, pas une bombarde mais une clarinette mib.

L’artiste : Thure Nikolaus Cederström est un peinte suédois né en 1843 qui décède à Munich en 1924. Son art consiste en peintures de genre, scènes humoristiques de monastères, intérieurs et personnages.

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Douarnenez. Couple de sonneurs

Les biniou de Douarnenez ?

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Source : http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/3890

Le site des Archives Diocésaines de Quimper et de Léon mettent en ligne de nombreux documents comme cette plaque de verre présentant un couple de sonneur avec un biniou particulièrement expressif.

Cette vue a aussi été éditée en carte postale au début du XXe siècle.

CP Biniou Douarnenez

Carte Postale avec comme légende : 69 – Le biniou jouant une vielle gavotte – Cliché Pad – Collection Plouhinec Douarnenez

Sonneurs à identifier ?

Philippe Janvier et Mathieu Sérot fêtent leurs dix ans de concerts

Ouest-France

Vincent THAËRON, 10/04/2019

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Pour fêter dix ans de concerts, Philippe Janvier, au biniou, et Mathieu Sérot, à la bombarde, proposent huit « étapes vibratoires » en Bretagne. « À longueur d’ondes » débute, ce vendredi 12 avril, à Le Dresny, en Loire-Atlantique.
« On se connaît depuis dix ans. Eh oui, cela fait dix ans que l’on tourne ensemble. Alors on s’est dit est-ce qu’on fait quelque chose ? Et quoi ? »
Philippe Janvier est un joueur de biniou quimperlois réputé et bien connu. Mathieu Sérot, de Rieux dans le Morbihan, est tout aussi réputé pour son aisance à la bombarde. Ce couple de sonneurs donne une « quarantaine de spectacles par an. »

« Des sonneurs mobiles »
Mais durant les deux prochains week-ends, le rythme va sensiblement s’accélérer. Pour huit concerts à travers la Bretagne. « Nous avons choisi des lieux qui nous inspirent, où nous sommes certains d’avoir des échanges humains. Dans des lieux et avec des personnes qui ont marqué notre parcours artistique et de musiciens. »
Cela va donner « huit étapes vibratoires. » Cette tournée, ils l’ont appelée : « A longueur d’ondes. »
Lors de ces « apéros sonnés en acoustique », comme ils le font à chaque concert, Philippe Janvier et Mathieu Sérot seront des « sonneurs mobiles. Nous sommes des animateurs. Nous avons réinventé le métier de sonneur. Nous sommes au contact des gens. On joue parmi le public de la musique à danser. C’est notre marque de fabrique. Nous avons envie de descendre de la scène, pour nous rapprocher au plus près des danseurs. »
Pour avoir une « relation encore plus étroite » avec la salle. Ne comptez donc pas sur les deux amis, pour rester sagement sur l’estrade. À l’écart…
Il n’est pas rare de voir les deux compères aller chercher les gens qui ne dansent pas, pour les inciter à se lever. « On s’amuse, quoi… », poursuit Philippe Janvier. « Nous faisons les choses sérieuses en nous amusant. D’ailleurs, lors de ces concerts, il est prévu des surprises. Mais on ne sait même pas lesquelles… »
On sait seulement que La GrOove Cie, une « fanfare à danser » devrait être de certaines soirées. Comme à Vannes et Rennes.
« Pour nous, la musique et la danse bretonne ont toujours été un moment de partage et de convivialité. Plus que respect d’une danse, c’est le bouger ensemble qui nous anime. »
Philippe Janvier est encore plus précis. « La danse devient la conséquence de cette rencontre et non la cause. »
Lors de leurs concerts, Philippe Janvier et Mathieu Sérot « laissent une large place à l’improvisation et au spontané. La rencontre elle-même peut créer l’événement. »
Les huit dates
La tournée débute, ce vendredi 12 avril, à Le Dresny, en Loire-Atlantique, dans le cadre des Sept chemins d’A La Zim.
Samedi 13, Sérot et Janvier seront à Saint-Rivoal, dans le Finistère, à l’Auberge du Menez.
Dimanche 14, cap sur le Morbihan et Vannes, dans le cadre du Tradi-deiz. Mercredi 17, ils seront à Rennes, pour un « bal sauvage » , à Ty Anna tavarn.
Jeudi 18, à Lorient, à la Tavarn du Roi Morvan. Vendredi 19, au Vieux-Marché dans les Côtes-d’Armor, au bourg, chez Sébastien Le Guillou.
Samedi 20, ils joueront à Querrien, pour le collectif Tomahawk. Fin du périple, le dimanche 21, sur l’Ile de Groix, avec le cercle local, Barde Bleimor.

 

Cartes des Sonneurs Bretons

Après avoir établi un premier fichier des anciens sonneurs de biniou & bombarde, j’ai mis en carte ce fichier pour une meilleure lecture de la répartition et de l’activité de ces sonneurs. Je n’ai pris en compte que les sonneurs de l’ancienne génération, en activité entre 1850 et 1950, avant le renouveau de la Bodadeg ar Sonerion de 1945. Pour l’instant figure 161 fiches de sonneurs. Je précise que j’ai vérifié l’état civil, la profession et l’adresse le plus souvent qu’il m’a été possible de le faire. Sur le même principe une carte des sonneurs de violon, vielle, veuze et clarinette va être établie par la suite.
Je suis bien sûr preneur de toutes informations permettant de corriger ou compléter cette carte. En cliquant sur un point, la fiche du sonneur apparait et peut-être bientôt sa photo…   Pour une lecture en mode pleine écran cliquer sur [  ] en haut à gauche de la carte

 

 

Guerin Ernest (1887-1952)

Peintre breton

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Gouache sur papier (26 x 18 cm) – Signé, titré et situé en bas à droite « Un sonneur de Bombarde Finistère Bretagne E. GUERIN »

Ernest Guérin est né à Rennes en 1887, il meurt à Quiberon en 1952. Après des études à l’école des Beaux-Arts de Rennes, il achève sa formation à Paris.

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« Sonneur de bombardes, Finistère Bretagne » aq smd 34 x 25 cm / « Un biniou du Finistère Bretagne » aq smd 34×25

Particulièrement doué, il bénéficie rapidement d’une reconnaissance internationale, le nombre de commandes venant de l’étranger en témoignent. A 26 ans, il ouvre sa première exposition au Musée des arts décoratifs. Très vite sa réputation grandit, par le caractère de son œuvre qui peint la rudesse de la vie, les coutumes des paysans bretons, les traditionnelles fêtes religieuses, et le caractère sauvage de la Bretagne au travers de ses paysages, son climat et ses atmosphères. Au côté de Mathurin Méheut, il témoigne des traditions de la vie villageoise, et de l’emprise des croyances religieuses sur le quotidien. Il fut l’ami d’ Anatole Le Braz.

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Les couleurs sont froides (gris, vert, bleu) et humides. Il diversifie parfois ses sujets : on lui connaît quelques vues de Tunisie, charmantes au demeurant. A t-il réalisé d’autre œuvres sur le thème des sonneurs bretons ?

 

Ernest Guérin

Le Bouc Marcel 1891-1946

Bagpiper breton

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Parade de France est une revue crée en 1934 au Casino de Paris, grande salle du 9e arrondissement de la capitale. Les provinces sont présentées dans une succession de tableaux mêlant musiques, danses et costumes entrecoupée de chansons à la mode. C’est dans cette revue consacrée au folklore des provinces que débute le jeune Tino Rossi. « Ce sont les Bretons » est une composition de Marcel Le Bouc qui participe a cette revue avec son compère Louis Le Carff, sonneur de la région parisienne.

Né à Dinan, qui n’est un pays de sonneur de biniou, Marcel Le Bouc apparait dans les fêtes bretonnes de la région parisienne au début des années 1920 comme sonneur de biniou. Il devient rapidement l’un des premiers sonneurs à adopter le bagpipe écossais dès les années 1925/30. Étonnamment, il ne semble pas avoir participé à la première confrérie de sonneurs breton fondée à Paris en 1932, la K. A. V. (Kenvreuriez ar Viniouerien).

 

Le Matin 28-09-1926

Le Matin, 28 septembre 1926

Dans une annonce publiée dans la presse parisienne, il se donne une adresse à Audierne.

  • [Le Bouc] bagpiper breton qui joue du « pibrok » écossais instrument à trois branches qui constitue en quelque sorte un biniou, une cornemuse perfectionnée. (Le Petit Journal, 22 mai 1933)

1930 - Duchesse

1930 Pardon Montfort

Marcel Le Bouc et son biniou à trois branches, 1930

https://musikebreizh.files.wordpress.com/2013/09/guennec-lebouc.jpg?w=289&h=449

Les deux compères enregistrent trois disques 78 tours en 1927, mais Marcel Le Bouc avait déjà enregistré avec un autre compère Louis Gueguen (1892-1962) en 1925 deux disques. Il enregistre aussi quatre disques solo à la cornemuse entre 1935 et 1940.